Réussir l'égalité femmes-hommes

Les réfugiées syriennes au Liban, proie des proxénètes

L'article informe sur les réseaux de proxénètes  dans les camps de réfugié.e.s du Liban.

REFH proteste contre la corruption et l'impunité qui permettent à des réseaux de trafics humains de prospérer sur la précarité et la pauvreté. La prostitution se développe ainsi dans les camps de réfugié.e.s où les proxénètes tirent profit des femmes en situation de misère et de précarité. Elle demande que ces femmes soient soutenues et accompagnées pour sortir de ces réseaux, que les proxénètes soient sévèrement punis et une application stricte des lois interdisant les trafics humains dans les pays accueillant des réfugié.e.s.

Extraits de l'article du Monde du 31 juillet 2016

Deux rescapées racontent le calvaire subi à Maameltein, un des foyers de prostitution dans le pays.

Syriennes, Sally, 27 ans, et Roba, 22 ans, sont rescapées d'un réseau de trafic sexuel. Elles se sont connues dans une maison close au nord de Beyrouth, à Maameltein, l'un des principaux foyers de la prostitution au Liban. Elles y ont été violées, contraintes à se prostituer et enfermées. Selon la police et des associations féminines, l'exploitation sexuelle, dont de jeunes Syriennes sont les proies, a pris de l'ampleur au pays du Cèdre depuis la guerre en Syrie.

L'ONG de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) dénonce, dans un communiqué publié vendredi 29 juillet, la faiblesse et le manque de coordination du gouvernement libanais dans la lutte contre le proxénétisme dont sont victimes des femmes syriennes au pays du Cèdre. Pour HRW, les autorités n'appliquent pas avec toute la rigueur nécessaire les lois interdisant le trafic humain, ne protègent pas assez les victimes et n'ont pas créé de fonds d'aide à la réinsertion des femmes ayant été réduites en esclavage sexuel par le passé.