Réussir l'égalité femmes-hommes

Les forces vives au féminin : étude du CESE

Le CESE a rendu son étude sur les forces vives au féminin

Séance plénière du 28 octobre

Etude présentée par Mme Claire Guichet au nom de la Délégation aux droits des femmes et à l'égalité, présidée par Mme Geneviève Bel


 
Alors que s’achève en novembre prochain la première mandature quasi paritaire du CESE devenu, grâce à la loi, l’assemblée constitutionnelle la plus féminisée (44 % de femmes y siègent), la DDFE choisit de mener une réflexion sur les forces vives au féminin en dressant un panorama inédit de la place des femmes dans les organisations de la société civile, telle qu’elle est représentée au CESE.
 
Le constat est sans appel : malgré une évolution législative favorable et un nombre de militantes et bénévoles en constante augmentation, la part des femmes dans les exécutifs des organisations ne progresse que très lentement et une division sexuée du travail persiste.
 
En effet, les organisations ne sont pas neutres : elles portent en elles des valeurs induites par la société. Sans mesures actives en faveur de l’égalité, elles sont naturellement enclines à reproduire les inégalités de genre en leur sein. Tendre vers la neutralité nécessite donc d’agir.
 
Au niveau de l'Europe, la Confédération européenne des syndicats (CES) mesure chaque année depuis 2008 les tendances de l’affiliation féminine dans les confédérations syndicales nationales.

En se basant sur les 40 confédérations pour lesquelles elle dispose de chiffres pour 2013 et 2014, l’enquête constate que l’augmentation du nombre d’affiliées permet de limiter la diminution du taux de syndicalisation général en Europe.

Mais peu de postes à responsabilités au féminin

Malgré un nombre de militantes et bénévoles en augmentation, et une part de femmes syndiquées qui tend à se rapprocher de leur poids sur le marché du travail, la participation des femmes aux exécutifs syndicaux ne progresse que très lentement. Et le nombre de dirigeantes reste en retrait par rapport à celui des dirigeants.

Voir l'article du Monde Les Décodeurs du 28 octobre 2015