Réussir l'égalité femmes-hommes

Le projet de loi sur le numérique et le sexisme

D'après les Nouvelles News

« On estime qu’une adolescente sur quatre a été victime d’humiliation ou de harcèlement en ligne », soulignait Catherine Coutelle, présidente de la Délégation aux Droits des Femmes (DDF), devant les députés lors de l’examen du projet de loi pour une République numérique. « Une étude du ministère de l’Education montrait également qu’un collégien sur cinq était concerné par les cyber-violences ».

Quelles avancées contre le sexisme dans le projet de loi « République numérique » ?

Les dispositifs portés par Catherine Coutelle visent notamment à réprimer plus efficacement les  « cyberviolences » et les auteurs de « vengeances pornographiques », ou encore à exclure de l'obtention du crédit d'impôt pour dépenses de création de jeux vidéo (CIJV), les jeux comportant des représentations dégradantes à l'encontre des femmes. L’examen des amendements se poursuit toute la journée.

L’examen en séance publique a débuté le 19 janvier à l’Assemblée nationale.

Le revenge porn, mieux encadré, sera désormais puni de deux ans d’emprisonnement. Et les élèves recevront une formation à l’égalité des sexes dans le numérique.

La loi actuelle, qui ne punissait que l’enregistrement de la vidéo sans consentement, mais pas sa diffusion, stipule désormais qu’il faut le consentement « exprès », de la personne filmée pour la diffuser.

Mais l’Etat continuera de subventionner des jeux vidéo sexistes. Car le crédit d’impôt qui permet aux éditeurs de jeux vidéo de bénéficier d’une aide qui équivaut à 20% de leurs dépenses éligibles ne sera pas supprimé pour les jeux vidéo sexistes. Jusqu’ici, la non-attribution du crédit d’impôt jeux vidéo (CIJV) était limitée aux cas de pornographie ou de très grande violence. Mais pas aux cas de sexisme. Axelle Lemaire a affirmé que les professionnels des jeux vidéo s’étaient engagés à donner « une image positive de la femme ».Son argument est que sans ce crédit d’impôt, la filière serait déresponsabilisée et que les jeux vidéo viendraient alors de l’étranger et en plus violent.