Réussir l'égalité femmes-hommes

8 novembre : café de l'IEC - Education à la sexualité

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COMPTE RENDU

Le Mardi 8 novembre, REFH a contribué à l’organisation d’un café de l’IEC sur le thème de

« L'éducation à la sexualité

des filles et des garçons »

18h30-20h30, Café La Baleine, Jardin des Plantes (47 rue Cuvier, Paris 5e).

Animatrice Nicole Fouché, présidente de REFH.

« Nous sommes réuni·e·s ce soir pour parler de l’éducation à la sexualité des filles et des garçons dans une perspective d’égalité fille garçons.

Nous savons bien que la sexualité est une cause centrale d’inégalités et de discriminations sexuées et que les phénomènes visibles comme le harcèlement, les violences sexistes et sexuelles, ainsi que le viol ne sont que les parties émergées de l’iceberg. Nous savons que si la loi peut intervenir sur ces questions, elle ne peut pas tout réguler. Les solutions fondamentales restent :

 l’éducation, la formation, le conscientisation (le mot devient à la mode) des jeunes, voire des très jeunes.

Je ne pense pas que nous allons régler tous les problèmes en deux heures. En fait mon ambition, en organisant ce café était de montrer que la formation à la sexualité des jeunes dans un souci d’égalité, est un sujet pertinent et que des solutions se dessinent pour éviter aux jeunes de reproduire des rôles de sexes normatifs qui sont les écueils les plus fréquents en matière d’éducation à la sexualité. »

 

Margaux Collet,  Haut Conseil à l'Égalité, nous a présenté le Rapport de son institution.

 

 

La question de l’éducation à la sexualité, mise à l’ordre du jour par le rapport que le Haut Conseil à l’égalité a rendu public en juin 2016, suscite de larges questionnements. Répondre aux attentes des jeunes et construire une société d’égalité femme-hommes sont les objectifs du HCE. Comment y parvenir ? C’est tout l’intérêt des 30 recommandations élaborées par le Conseil.

Odille Fillod, sociologue des sciences et de la vulgarisation scientifique,

a montré qu’il serait également possible, par une simple approche factuelle, de transmettre des connaissances issues des sciences du vivant et de déconstruire certains mythes « savants ». On lutterait ainsi contre les inégalités d’accès au plaisir sexuel, contre le harcèlement et les violences sexuelles masculines, contre les discriminations sexistes et homophobes, et plus largement contre l’injonction à l’adoption de rôles de sexes normatifs qui sont les écueils les plus fréquents en matière d’éducation à la sexualité.

Vanina Mozziconacci, professeure de philosophie (Espe Lille).  

Dans cette optique, il a été très intéressant de voir, avec Vanina, que de "fausses bonnes idées" peuvent conduire à la reproduction paradoxale et involontaire d'inégalités par exemple via une éducation sexuelle axée sur la prévention, pourtant censée protéger tout particulièrement les femmes (voir les travaux critiques féministes anglo-saxons développés sur ce sujet).